Informer, sensibiliser, dialoguer avec les patients
En tant que professionnel de santé, vous êtes le meilleur interlocuteur pour parler de la fin de vie avec vos patients, et les informer notamment sur :
- Le droit de rédiger des directives anticipées
- Le droit de désigner une personne de confiance
- Le droit d’accéder à l’offre de soins palliatifs
- Le droit de refuser les traitements
- Le droit de ne pas subir d’obstination déraisonnable
- Le droit d’accéder à la sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès, sous conditions
Rédiger ses directives anticipées et nommer sa personne de confiance ne sont pas obligatoires, il s’agit de droits, non pas de devoirs.
Accompagner et soulager
Les professionnels de santé mettent en œuvre, jusqu’au décès, tous les moyens à leur disposition pour :
- Être à l’écoute des souhaits et craintes du patient
- Prendre en compte, évaluer, traiter la douleur
- Accompagner la fin de vie dans le respect de la loi et des droits du patient
S’abstenir de toute obstination déraisonnable
La loi interdit l’obstination déraisonnable. À ce titre, les médecins peuvent interrompre ou ne pas entreprendre des actes, investigations et/ou traitements qui apparaissent inutiles, disproportionnés ou n’ayant pour seul effet le maintien artificiel de la vie.
L’hydratation et la nutrition artificielles sont des traitements susceptibles d’être limités ou interrompus au titre du refus de l’obstination déraisonnable.
Recourir à une sédation profonde et continue jusqu’au décès
À la demande du patient ou sur proposition du médecin selon les conditions prévues par la loi du 2 février 2016.
Dans les deux cas, une procédure collégiale doit être mise en place à l’issue de laquelle le médecin référent du patient prendra une décision. La réalisation d’une sédation profonde et continue jusqu’au décès, réservée au médecin, doit être motivée et les motifs de ce recours sont transmis à la personne de confiance (ou à défaut à la famille ou aux proches).