Qu’est-ce que l’état végétatif ?
Le patient en état végétatif ou en état pauci-relationnel ne peut plus avoir de vie relationnelle avec son environnement. . Le plus souvent, cette situation est la conséquence d’un d’un accident médical ayant provoqué des lésions cérébrales graves et irréversibles (traumatisme crânien, hémorragie intra cérébrale ou arrêt cardiorespiratoire ayant entrainé un arrêt prolongé de l’oxygénation du cerveau). Cet état peut rester stable pendant des années. L’état végétatif peut, parfois, évoluer vers un état pauci-relationnel, c’est à dire que la personne peut être capable de quelques rares interactions (réactions comportementales minimales) avec son environnement.
La fin de vie d’une personne en état végétatif
Les personnes en état végétatif ou en état pauci-relationnel ne sont pas des patients en fin de vie. . La plupart de ces personnes sont maintenues en vie grâce à des soins de nursing, une alimentation et une hydratation artificielles. Toutefois, leur état de grande dépendance les expose à diverses complications comme des infections ou des complications respiratoires
Le décès d’une personne en état végétatif peut survenir du fait de l’une de ces complications. Il peut également résulter d’une décision anticipée, de limitation des traitements curatifs en cas de complications ou parce qu’a été soulevée la question de l’obstination déraisonnable. En effet, si le patient a fait savoir précédemment qu’il ne souhaitait pas vivre ainsi si jamais cette situation survenait (en le mentionnant dans ses directives anticipées ou auprès de sa personne de confiance ou de ses proches ) ou si l’équipe médicale estime que la situation relève de l’obstination déraisonnable notamment du fait de l’absence de possibilité de récupération neurologique. Une procédure collégiale peut alors être engagée. Cette discussion a pour objet de déterminer s’il y a effectivement obstination déraisonnable et s’il convient de limiter ou d’arrêter certains traitements (nutrition, hydratation), et de mettre en place une sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès.
Que faire ?
S’il a été décidé de limiter ou d’arrêter certains traitements (nutirtion, hydratation) ou de ne pas en initier à l’occasion d’une prochaine complication, au titre du refus l’obstination déraisonnable, le patient devra impérativement être accompagné en fin de vie par des soins assurant son confort et l’absence de symptômes. Pour cela, des équipes de soins palliatifs peuvent être sollicitées. Elles existent sur tout le territoire et peuvent intervenir soit en établissement hospitalier ou équivalent, soit à domicile. Les proches de la personne sont également accompagnés.