Un nouvel arrêté facilite l’accès au Clonazépam (Rivotril®) en ville

23 OCTOBRE 2020

Toujours dans le cadre de sa mission d’information des publics sur les droits et dispositifs relatifs à la fin de vie, le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie (CNSPFV) signale la publication d’un nouvel arrêté facilitant l’accès au Clonazépam (Rivotril®) en ville.

Dans le contexte pandémique actuel, responsable d’une augmentation de la mortalité, un accès aux soins palliatifs devait être renforcé à l’hôpital comme en ville.

Les formes graves de la COVID-19 étant majoritairement pulmonaires, la prise en charge des détresses respiratoires est un des enjeux majeurs de la prise en charge palliative. Des sédations symptomatiques proportionnées, qui visent à endormir la personne plus ou moins profondément pour qu’elle ne souffre pas, peuvent être proposées dans ce contexte. Le midazolam (Hypnovel®), qui est la molécule de référence pour réaliser ces sédations, n’est pas disponible en officine de ville mais uniquement par rétrocession hospitalière. D’autres molécules qui appartiennent à la même classe thérapeutique peuvent être utilisées, notamment le Clonazépam (Rivotril®). Ce dernier est cependant soumis à des règles strictes de prescriptions, réservées aux neurologues et aux pédiatres dans des indications limitées.

Pour pallier cette inégalité d’accès du midazolam (Hypnovel®) entre la médecine de ville et l’hôpital, tout en anticipant le risque de pénurie de cette molécule, un accès facilité au Clonazépam (Rivotril®) sous forme injectable a été proposé en lien avec l’évolution de l’épidémie liée au SARS-CoV-2. Cette dispensation exceptionnelle et transitoire a fait l’objet de 2 arrêtés datant du 28 mars et du 16 octobre 2020 et a conduit à l’élaboration d’une « fiche conseil urgence sanitaire » par la Société Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs (SFAP).