Troisième conférence sur le droit, l’éthique, les politiques et les pratiques en fin de vie, mars 2019

Stéphanie Pierre, Philosophe

Ce colloque multidisciplinaire, biennal, accueilli cette fois-ci par le groupe belge End-of-Life Care Research Group de la Vrije Universiteit Brussel & Ghent University, traite des questions liées à la fin de vie dans le monde entier.
Le CNSPFV a présenté divers aspects de la situation française : Véronique Fournier, médecin, a exposé le rapport entre les dispositions législatives de la loi française et leur application pratique dans un panel européen mettant en perspective la France, l’Italie et l’Allemagne ; Denis Berthiau, juriste, a montré en quoi l’affaire Vincent Lambert illustrait les limites d’une loi sur la fin de vie pour résoudre un problème éthique ; Sandrine Bretonnière, sociologue, a présenté la première enquête rétrospective nationale sur la sédation profonde et continue jusqu’au décès ; et Stéphanie Pierre, responsable des soirées en région au CNSPFV, a développé en quoi l’organisation de débats sur les directives anticipées était une méthode intéressante pour recueillir l’avis des citoyens sur un dispositif de santé publique.
Les experts étrangers ont présenté leur analyse sur les évolutions de leur propre pays. Des focus ont été faits sur l’Australie où l’Etat de Victoria a récemment légalisé la mort assistée; et sur le Canada où une série de décisions de la Cour suprême a permis de légaliser l’aide médicale à mourir en 2016.
Plusieurs questionnements ont émergé sur l’aide active à mourir : faut-il élargir les conditions d’accès aux mineurs ? Doit-on reconnaître une capacité décisionnelle aux patients en fin de vie souffrant de pathologies psychiatriques ou de démences cognitives ? Parmi les autres sujets abordés, citons la limitation ou l’arrêt de traitements, la sédation palliative, l’advance care planning ou la situation particulière de la néonatologie.

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