Retour sur un événement l Journée du 6 février 2018 sur les directives anticipées

Le 6 février, au cours d’une journée organisée au ministère des Solidarités et de la Santé, le CNSPFV a présenté l’ensemble des travaux qu’il a mené en 2017 sur les directives anticipées ainsi que les résultats d’un sondage récemment commandité à l’institut BVA.

Ce sondage, effectué en janvier 2018 auprès de 964 personnes de plus de 50 ans et de 201 médecins généralistes, montre une nette augmentation du pourcentage de Français connaissant l’existence d’ une loi sur la fin de vie : 60% pour les citoyens, 85% pour les médecins généralistes alors qu’ils n’étaient qu’à peine 40% à la connaître en octobre 2016 ( sondage IFOP pour la Fondation Adréa).

Selon ce même sondage BVA, seuls 11% des Français de plus de 50 ans auraient écrit des directives anticipées (14% des plus de 75 ans). Cette proportion reste donc très stable malgré les efforts fournis en 2017 pour promouvoir le dispositif. En effet, les résultats du sondage IFOP d’octobre 2016 étaient strictement équivalents : 12% des Français disaient avoir écrit des directives anticipées Ceci dit, les différents travaux menés sur le sujet par le CNSPFV, comme les débats qui se sont tenus le 6 février vont tous dans le même sens : ils incitent à penser que ce n’est pas tant d’obtenir un  taux élevé de directives anticipées écrites qui est important.

L’intérêt des directives anticipées est surtout qu’elles apparaissent comme un outil pertinent pour aider à réfléchir pour soi-même et dialoguer avec autrui des questions relatives à la fin de vie et à la mort. La journée du 6 février a été aussi l’occasion de plébisciter à nouveau la campagne de communication nationale menée en 2017 sur la fin de vie et les directives anticipées dont il a été du coup décidé de la reconduire en 2018.