Retour sur événement l Le nouveau cycle de débats en région

Acharnement thérapeutique ou obstination déraisonnable : où ça commence ? Qui en décide ? Que dit la loi ? Le nouveau cycle de débats en région du CNSPFV

Jeudi 17 mai, la salle de débat de l’Espace Mendès France était bondée : ce sont en effet un peu plus de 200 personnes qui ont répondu présentes à l’invitation du CNSPFV qui inaugurait à Poitiers, en partenariat avec l’Espace de réflexion éthique Poitou-Charentes son second cycle de débats en région. Cette année, les participants sont invités à réfléchir à la problématique suivante : « Acharnement thérapeutique ou obstination déraisonnable : où ça commence ? Qui en décide ? Que dit la loi ? » à partir d’une histoire réelle où s’est posé l’épineux problème de l’obstination déraisonnable.

Citoyens comme soignants ne se sont pas fait prier pour se faire entendre. Partir d’un cas concret a permis une réelle ouverture au dialogue et à la réflexion dans l’assemblée. Fait frappant, les participants qui se sont exprimés depuis la salle l’ont fait sans adopter une posture liée à une appartenance à une association ou à un organisme : l’heure était à l’échange plus qu’à la confrontation.

Au terme des deux heures de débat, pas de certitudes mais quelques repères : s’il ne sert pas à grand-chose d’écrire « je ne veux pas d’acharnement thérapeutique » dans ses directives anticipées, il est par contre beaucoup plus éclairant d’expliciter les valeurs qui nous ont portés toute notre vie. Car l’acharnement thérapeutique ne peut se définir objectivement, bien que la loi s’y essaie : l’important, c’est que l’on puisse en débattre à plusieurs et que l’autre – mon médecin ou mon proche – puisse accepter qu’il n’a pas nécessairement le même seuil que moi. La situation exposée montre qu’il n’y a pas de vérité sur ces histoires-là. « Ça se discute à chaque fois », a conclu Véronique Fournier.