Enquête ressources : le point de vue du Dr Catherine Guyot, Agence régionale de santé Grand Est

10 NOVEMBRE 2020

Fin 2019, le CNSPFV a conduit une enquête inédite  auprès de l’ensemble des unités de soins palliatifs (USP) et des équipes mobiles de soins palliatifs (EMSP) en France, pour connaître les moyens dont elles disposent en termes de structures et de ressources humaines.

Cette enquête nous a permis d’obtenir des données chiffrées sur les effectifs médicaux et paramédicaux ; elle a également été l’occasion pour les équipes de terrain de s’exprimer sur les difficultés fonctionnelles quotidiennes qu’elles rencontrent.

Nous avons demandé à différents acteurs du champ de l’accompagnement de la fin de vie de réagir aux résultats de cette enquête. Dr Catherine Guyot, Responsable adjointe de département, Direction de la promotion de la santé, de la prévention et de la santé environnementale et Département promotion de la santé, prévention et vulnérabilités à l’Agence régionale de santé Grand Est, a répondu à nos questions.

L’enquête sur les ressources en USP et EMSP a notamment vocation à détailler les ressources humaines de ces deux dispositifs. En tant qu’institution, que vous apporte cette enquête ?

Cela nous a permis de modéliser une EMSP « moyenne » au niveau de la grande région, de mettre clairement en évidence un sous équipement par rapport à la moyenne nationale.

 

Quelles conclusions en tirez-vous ?

Il apparaît nécessaire de mettre à niveau les équipes existantes plutôt que de créer des dispositifs supplémentaires.

 

Vous permet-elle de réfléchir et d’ajuster votre politique de financement des dispositifs de soins palliatifs ? De quelle manière ?

Après une première analyse, il va maintenant falloir travailler les données départementales pour les adapter aux Groupements hospitaliers de territoire (GHT) et affiner GHT par GHT. Ce travail sera mené par les délégations territoriales.

 

De votre perspective, quelles autres enquêtes seraient pertinentes ?

Il serait très intéressant pour nous d’avoir des données concernant l’ensemble des ressources en soins palliatifs, GHT par GHT, plutôt que dispositif par dispositif car la situation sanitaire actuelle ne nous laisse pas le temps suffisant de faire ce travail.